La Cour constitutionnelle poursuit l’instruction du dossier Bukanga-Lonzo du ministère public contre l’ancien premier Augustin Matata Ponyo, l’ancien gouverneur de la banque centrale Deogratias Mutombo et le Sud-Africain Grobbler, tous absents à l’audience de ce mercredi 23 avril. Mutombo et Grobbler ont évoqué les raisons de santé alors que Matata Ponyo avait annoncé de ne plus comparaître.
S’agissant du cas du prévenu Matata, Dieudonné Kamuleta dit noter que l’assemblée nationale n’a pris aucune position contre le déroulement de ce procès.
« La Cour n’a pas connaissance d’une quelconque décision ou prise de position de l’Assemblée nationale. Les députés peuvent parler, mais l’institution Assemblée nationale n’a pris aucune position, aucune décision, parce que, étant le sanctuaire de la démocratie, l’Assemblée nationale sait que la teneur de l’article 151 de la Constitution ne lui permettrait pas une telle position », a-t-il dit.
Le président de la Cour constitutionnelle a appelé la chambre basse du parlement au respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Cependant, Dieudonné Kamuleta assure continuer le procès contrairement à ce qui se raconte.
« L’indépendance du pouvoir judiciaire est consacrée, et l’interaction entre institutions doit être respectée. Cet article dit très bien que l’Assemblée nationale ne peut ni donner d’injonction au pouvoir judiciaire, ni intervenir dans un procès en cours. L’Assemblée nationale est au courant de cela. Elle n’a normalement pris aucune position, contrairement à ce qui peut être dit. Ce faisant, nous continuons », poursuit-il.
Accusé de détournement présumé des fonds alloués au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo alors premier ministre, Matata Ponyo, actuellement député national, a décidé de ne plus comparaître devant la Cour constitutionnelle, en attendant que cette dernière saisisse l’assemblée nationale pour solliciter la levée ou non de ses immunités parlementaires.


















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