Le démon de la division semble avoir encore sa place au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), malgré la médiation menée l’an dernier par la matriarche du parti présidentiel pour réconcilier les camps Kabuya et Bizibu qui se disputent la tête du parti cher au feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, opposant historique décédé.
Deux communiqués du même parti attestent bel et bien le désordre qui y règne. Tout a commencé par Augustin Kabuya, président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi qui a convié les députés nationaux alignés sur la liste du parti et ceux qui se reconnaissent encore membres du parti à une importante réunion ce dimanche 11 mai axée sur les enjeux politiques de l’heure.
Cependant, le camp Bizibu a réagi par un autre communiqué menaçant les élus nationaux et les membres tentés de s’y rendre. Dans sa réplique, Déo Bizibu, secrétaire général ad-intérim de l’UDPS, rappelle que Augustin Kabuya a été déchu de ses fonctions en août 2024 par la Convention Démocratique du Parti (CDP) et ne peut plus engager le parti selon lui.
« Au terme des statuts de l’UDPS/Tshisekedi, un individu ne peut se prévaloir de la qualité du président intérimaire du parti puisque l’article 26 des statuts dispose plutôt qu’en cas d’empêchement du président du parti, un directoire composé du président en exercice de la Convention Démocratique du Parti, du secrétaire général du parti, du président de la commission électorale permanente du parti assume son intérim pour un délai ne dépassant pas 30 jours », a évoqué Déo Bizibu dans son communiqué du 10 mai.
Depuis l’année dernière, Augustin Kabuya se considère toujours comme président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et n’a jamais reconnu son éviction telle que décidée par la Convention Démocratique du Parti (CDP), en août 2024.


















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