Le vice-premier ministre, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo a procédé ce jeudi 29 mai à Kinshasa, au lancement de l’atelier de vulgarisation du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) 2024-2028, en présence des partenaires financiers et techniques de la RDC dont le PNUD.
Ces assises de deux jours, visent à garantir l’appropriation du PNSD, une boussole des politiques publiques par toutes les couches sociales en vue d’assurer une mise en œuvre participative et durable, et surtout une plus grande compréhension des dynamiques et des rôles générés dans l’exécution de ce programme.
Dans son allocution à l’ouverture de cet atelier, le vice-premier ministre Guylain Nyembo a mis l’accent sur l’impact de ce plan devant faire de la RDC, un pays émergent, industrialisé et à diversifier son économie à l’horizon 2050.
« Comme vous le savez l’élaboration du PNSD 2024-2028 constitue une étape déterminante dans la mise en œuvre de la vision nationale, d’émergence dite vision 2050 pour la République Démocratique du Congo qui ambitionne de faire de notre pays, une nation émergente, industrialisée, à économie diversifiée et inclusive, créant des opportunités équitables pour toutes ses filles et tous ses fils. Ce plan quinquennal reflète notre ambition collective de rompre avec la pauvreté structurelle, de réduire les inégalités sociales et territoriales, de restaurer l’autorité de l’Etat et de renforcer la cohésion nationale. Il comporte des programmes ambitieux tels que le PDL 145-T », a-t-il déclaré.
Selon le VPM, le PNSD se veut un cadre stratégique dans lequel sont séquencées les priorités de développement dans le temps et l’espace, tout en déterminant les principaux domaines de concentration qui puissent guider son intervention et celle de ses partenaires.
« Plus qu’un document stratégique d’orientation, le PNSD se conçoit tel un contrat social renouvelé entre l’Etat et les citoyens. C’est cette dimension qui a commandé que le processus de son élaboration soit en amont et en aval, le plus inclusif possible, gage d’une concertation multisectorielle et d’un diagnostic rigoureux et de fortes considérations techniques. En effet, ces travaux ont pour objectif, une meilleure appropriation collective de ce plan, non seulement une meilleure appropriation mais aussi une plus grande compréhension des dynamiques et des rôles générés dans l’exécution de ce programme », ajoute-t-il.
Appel à la responsabilité
Au terme de ce travaux, le vice-premier ministre du Plan Guylain Nyembo dit attendre des participants, des contributions constructives pour une œuvre qui concoure à la survie des millions de Congolais.
« Je vous invite donc à participer activement à contribuer concrètement et à identifier le rôle et responsable de chacun pour garantir le succès de notre ambition. Les présents travaux concourent au respect des principes sacro-saint de transparence et de redevabilité sans lesquelles, une telle oeuvre serait vouée à l’échec », a lancé le VPM.
Il a souligné la nécessité pour toutes les couches sociales de s’approprier ce plan, tout en insistant sur une implication citoyenne pour sa réussite.
« Le PNSD n’est pas l’œuvre encore moins l’outil exclusif du seul ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, c’est un plan de la République qui a besoin d’une forte implication citoyenne sans distinction aucune. Le PNSD a besoin de nos fonctionnaires pour sa mise en œuvre sur le terrain, de nos députés et sénateurs pour l’alignement des budgets et de nos ONGs et Médias pour le suivi citoyen, de nos chefs coutumiers et religieux pour la sensibilisation des communautés à la base. Il revient donc que nous options pour un changement d’attitude à date de cet atelier pour que des planificateurs passifs nous devenions acteurs du changement », a-t-il poursuivi.
Le gouvernement joue sa partition
Guylain Nyembo a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à œuvrer en faveur de la mise en œuvre effective de ce plan, partant de la budgétisation au suivi des résultats. Le VPM a rappelé ainsi la mise en place en février dernier, d’un système numérique destiné à la centralisation et à l’harmonisation des données sur la mise en œuvre des projets et programmes à tous les niveaux.
« Le gouvernement veille et s’y emploie en assurant la coordination, l’alignement budgétaire, la transparence et le suivi rigoureux des résultats. C’est dans ce cadre il faut inscrire le lancement en février 2025, du processus de mise en œuvre du système d’information pour le suivi des actions gouvernementales, SISAG en sigle, outil destiné à la centralisation et à l’harmonisation des données sur la mise en œuvre des projets et programmes à tous les niveaux. Ce système permettra justement d’assurer un suivi précis de l’état d’avancement des projets et programmes de développement en assurant une traçabilité des actions entreprises, de mesurer l’efficacité des ministères et institutions en utilisant des indicateurs clés de performance et de renforcer transparence des actions
gouvernementales et de redevabilité envers les citoyens (…) », a rappelé Guylain Nyembo.
Validé techniquement début octobre 2024 avant d’être adopté en décembre de la même année en conseil des ministres, le PNSD 2024-2028 est calé sur la vision 2050 de développement de la RDC. Ce plan est une solution concrète aux problèmes de la diversification de l’économie congolaise, l’aménagement du territoire et le développement des infrastructures structurantes et tant d’autres préoccupations majeures.
Ces problématiques constituent les cinq domaines de concentration des efforts pour le quinquennat 2024-2028, domaines qui comprennent plusieurs programmes et projets axés sur l’accélération des Objectifs de Développement Durable (ODD).


















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