1,5 milliard de dollars américains, c’est le montant mobilisé à Paris en France lors de la conférence sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, pour subvenir aux besoins des populations en situation de détresse dans les zones actuellement occupées par les rebelles de l’AFC/M23.
Lors de cette conférence jeudi à Paris, le président français Emmanuel Macron a annoncé la réouverture de l’aéroport international de Goma au Nord-Kivu pour permettre l’atterrissage des vols humanitaires légers.
Une annonce qui a aussitôt fait réagir Corneille Nangaa, chef de file de la coalition rebelle AFC/M23. Dans un message sur son compte X, Nangaa a qualifié cette annonce « inopportune, déconnectée de la réalité sur le terrain et prise sans aucune consultation préalable ».
Il a affirmé au contraire que « dans les zones libérées, les civils vivent en sécurité et dans la dignité, loin du chaos entretenu par Kinshasa », tout en appelant la France à une position juste et équitable, réitérant ainsi l’engagement de son mouvement pour une paix durable via le processus de Doha au Qatar.
Kinshasa de son côté, n’a pas aussi manqué des mots. Le porte-parole du gouvernement persiste et signe que « la réouverture de l’aéroport de Goma se fera uniquement sur autorisation des autorités congolaises et uniquement pour des vols humanitaires qui seront effectués en journée »
Réagissant sur son compte X, Patrick Muyaya a mis en garde contre toute agitation des rebelles et leur parrain rwandais.
« Vouloir marchander ou s’opposer à une intervention humanitaire urgente en faveur de nos compatriotes est non seulement un déni mais aussi une autre preuve de la barbarie et du cynisme de ceux qui gouvernent par crimes. », a-t-il écrit.


















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