En République Démocratique du Congo, le ministre de la justice et les magistrats sont de plus en plus à couteaux tirés. Après le SYNAMAC, un autre mouvement syndical des magistrats est monté au créneau pour dénoncer les “discours anti-magistrats” développés par Constant Mutamba “au point de traiter les membres d’un pouvoir appartenant à un réseau mafieux”.
Dans leur communiqué de ce lundi 19 août, l’intersyndicale des magistrats du Congo constate que Constant Mutamba isole le corps de la magistrature qui est souvent associé aux travaux de réforme enclenchée au parlement.
« Elle s’interroge sur le mécanisme législatif enclenché par lui pendant les vacances parlementaires pour déposer entre les mains du président de l’Assemblée Nationale des propositions de lois en lieu et place des projets de loi qui nous paraissent étranges et n’ayant pas suivi la procédure requise », déplore ce mouvement syndical qui rappelle au ministre que « l’un de ses prédécesseurs a été démis de ses fonctions relativement aux textes de lois déposés en fraude à l’organe législatif sans l’aval du gouvernement ».
Alors que Constant Mutamba a amorcé l’opération de désengorger des prisons en procédant à la libération de détenus, l’intersyndicale des magistrats du Congo remarque que le ministre de la justice outrepasse ses prérogatives notamment en matière de mise en liberté des personnes incarcérées.
« Il n’a donc pas le pouvoir d’interférer sur les procédures judiciaires en cours, moins encore à s’opposer à l’exécution des décisions de justice », affirme l’intersyndicale.
Ce corps judiciaire invite le ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux de collaborer avec le Conseil Supérieur de Magistrature en vue de trouver des solutions idoines en se servant des conclusions des derniers états généraux de la justice en lieu et place d’en convoquer d’autres.
Les réactions des magistrats font suite aux diverses démarches engagées par Constant Mutamba notamment le dépôt des projets de loi au parlement, la bancarisation des recettes judiciaires et autres. Le tout pour guérir une justice malade d’après le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.


















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