Alors que les appels pour l’organisation d’une table ronde entre le pouvoir, l’opposition et la société civile se multiplient, le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ne semble pas prêt à décrocher le téléphone. Olivier Kamitatu, le directeur de cabinet du chairman a donné ce qui pourrait être la position de son parti ce lundi 26 août.
Sur son compte X, l’ancien président de l’Assemblée Nationale Olivier Kamitatu a clairement indiqué que leur leader Moïse Katumbi, arrivé 2ème à la dernière présidentielle, ne participera pas à une table ronde si jamais elle serait organisée.
« Ceux qui s’accrochent à l’idée que le regretté Chérubin Okende a mis fin à ses jours de lui-même, ceux qui croient fermement en la culpabilité de Mike Mukebayi, ceux qui acceptent sans sourciller que le coût réel d’un forage d’eau est de 370.000 USD, et que le vieux Samih Jamal a vraiment livré toutes ses maisons low-cost, ces âmes candides peuvent tout aussi bien croire que Moise Katumbi est concerné par une prétendue table ronde ! Rien n’est plus faux ! », a-t-il écrit.
Olivier Kamitatu s’oppose nettement à cette probable table ronde qui pour lui, vise à endormir l’opposition. Il estime que certains opposants qui appuient l’idée de dialoguer avec le pouvoir, seraient au bout de leur souffle.
« Quoi qu’on en dise – dialogue, négociations ou table ronde – ces attrape-nigauds lancés par le pouvoir ont pour seul but de leurrer une opposition dont certains membres semblent déjà essoufflés », pense ce bras droit de Moïse Katumbi.
En RDC, l’opposition ne parle plus le même langage. Depuis la réélection de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour un second mandat, les opposants semblent de plus en plus divisés. Martin Fayulu, Denis Mukwege, Adolphe Muzito seraient d’après certaines indiscrétions, prêts à saisir la main tendue du président Tshisekedi.
Réputé dur à l’égard de Tshisekedi, le leader de l’ECIDé Martin Fayulu tiendra le samedi 31 août un meeting de cohésion nationale au terrain Mambenga après son périple aux États-Unis d’Amérique. La nouvelle posture du soldat du peuple serait mal vue par une frange d’opposants.


















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