A la clôture ce samedi 5 octobre à Paris du 19è sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron a appelé le gouvernement congolais à relancer “le processus politique” avec les terroristes du M23 et leurs branches politiques pour ainsi baliser le chemin vers le retour de la paix dans l’Est congolais.
Le président français n’exclut pas non plus le processus de paix de Luanda. Il a demandé à l’OIF de soutenir les efforts que mène l’Angola pour résoudre les différends entre Kinshasa et Kigali qui s’accusent mutuellement.
Comme toujours depuis le début du conflit, Emmanuel Macron a renvoyé les deux pays dos à dos. Le chef de l’Elysée a réitéré son appel d’une part au retrait du M23 et des troupes rwandaises du sol congolais et d’autre part, le démantèlement des FDLR.
« Nous encourageons très clairement la RDC et le Rwanda à parvenir à un accord dans le cadre de la médiation angolaise et l’OIF doit jouer un rôle en soutien des efforts régionaux à ce titre. Et je l’ai dit successivement au président Tshisekedi et au président Kagame. Pour ce qui est de la France nous l’avons dit et je le redis. Nous appelons au retrait de M23 et des troupes rwandaises. Nous appelons aussi à procéder au démantèlement des FDLR. Nous appelons à l’arrêt des discours de haine. Nous appelons à la reprise de processus politique avec le M23 et toutes les composantes politiques pour permettre un chemin de paix », a déclaré le président français.
Cependant, Kinshasa qui négocie du côté de Luanda avec Kigali, a fermé ses portes à toute négociation avec les terroristes du M23, alliés du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa, ancien président de la CENI.
Depuis le début du conflit, le président Tshisekedi a maintes fois juré de ne jamais négocier avec les terroristes du M23 plutôt que leur parrain, le Rwanda. Reste à savoir si l’appel d’Emmanuel Macron changerait la position “ferme” de Félix Tshisekedi envers le M23 et leurs alliés politiques.
Bien que les pourparlers de Luanda continuent, la RDC a activé des démarches judiciaires contre le Rwanda. Les deux pays sont devant la Cour de justice de l’EAC.


















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