L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a dénoncé et condamné l’arrestation « brutale » du journaliste Patrick Lokala « devant sa résidence et les membres de sa famille » ce lundi 7 octobre à Kinshasa.
Sans juger les motifs reprochés à ce chevalier de la plume, l’UNPC estime dans son communiqué qu’aucun prétexte ne justifie la brutalité avec laquelle Patrick Lokala a été appréhendé par les agents de service de sécurité.
« L’Union exprime ses vives inquiétudes sur l’équité de la procédure à laquelle Patrick Lokala fait face lors de son arrestation, ressemble à celle d’un malfrat destiné à la potence », lit-on dans ce document.
Cette corporation des journalistes attire à cet effet, l’attention des autorités judiciaires sur les violences gratuites dont sont souvent victimes les chevaliers de la plume et du micro en République Démocratique du Congo. Elle exige en même temps que les agents de sécurité ayant procédé à cette arrestation “honteuse”, présentent des excuses pour avoir filmé le journaliste Patrick Lokala lors de son arrestation.
Quelques heures après cette arrestation, le ministre de la justice et garde des sceaux Constant Mutamba a instruit l’inspecteur général de la police des parquets de procéder à l’arrestation immédiate des agents de police du parquet qui ont exécuté le mandat de l’arrestation de la tiktokeuse Maria Ntumba et du journaliste Patrick Lokala.
Réputé proche de l’opposition, Patrick Lokala a été placé dans la soirée sous mandat d’arrêt provisoire. Il passe sa première nuit au cachots du parquet. Ses proches pointent du doigt le patron de la Radio Top Congo d’avoir manœuvré cette arrestation. Depuis Paris, Christian Lusankweno a nié les allégations portées contre lui. Il dit être impliqué ni de près, ni de loin dans cette arrestation qu’il a d’ailleurs condamnée.


















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