Ngoy Kasanji, membre de l’Union Sacrée de la Nation (USN) ne partage pas du tout l’avis du parti présidentiel qui s’est lancé dans la campagne pour la révision constitutionnelle. Il estime que ce texte « a démontré ses limites dans l’exercice du pouvoir public ».
Alors que le débat sur la révision constitutionnelle défraie la chronique, l’ancien gouverneur du Kasaï-oriental estime que « ce n’est pas le moment d’engager le pays sur cette voie tumultueuse ». Il exhorte ceux qui soutiennent cette démarche, d’aider le chef de l’Etat à marquer la population par des actes d’envergure devant honorer la mémoire du sphinx de Limete.
« Soyons sérieux et aidons le président Tshilombo à marquer notre population en posant des actes de grande envergure qui honorent la mémoire du combat de son père le Sphinx de Limete. Qu’on ne plonge pas dès à présent dans la distraction en utilisant peut-être l’argent destiné à construire pour le maintien, mais que le peuple congolais mange à sa fin et que lui même dise : pourquoi irons nous chercher ailleurs, il est le meilleur », a-t-il écrit sur son compte X ce samedi 12 octobre.
Ngoy Kasanji pense que les priorités sont ailleurs que la révision constitutionnelle notamment les questions de développement qui selon lui, devraient intéresser les décideurs politiques.
« Il ne faut pas que nous ouvrions une voie qui détourne l’attention de tous , dès le début du mandat, alors qu’il y a des attentes énormes du souverain primaire.Aux USA le mandat présidentiel est de quatre ans seulement, mais les réalisations sont probablement de plus de cinquante ans comparativement à ici chez nous. C’est une question de volonté politique. En Tanzanie et au Sénégal, ils ont des TGV, mais ici chez nous, nous pleurons d’avoir les trains ordinaires au point de déplacer le chef de l’Etat pour l’inauguration d’une locomotive ordinaire de service national. La construction d’un kilomètre du chemin de fer semble être moins coûteuse par rapport aux coûts par kilomètre des routes asphaltées en RDC, on y pense probablement moins », a-t-il ajouté.
Quelques heures après son tweet, celui qu’on surnomme Jack Bauer s’attire déjà des critiques de ceux qui soutiennent cette démarche de révision constitutionnelle.


















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