Au troisième jour des Etats généraux de la justice qui se tiennent à Kinshasa, le procureur général près la Cour de Cassation a pris la parole le vendredi 8 novembre. Firmin Mvonde a, devant l’assistance, contesté l’autorité du ministre de la justice et garde des sceaux au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Exposant sur sur le thème : « Le pouvoir judiciaire, concepts et controverses en RDC », Firmin Mvonde a estimé qu’il y a lieu d’introduire uniquement le chef de l’Etat au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature et non le ministre de la justice.
« Si l’on peut mettre ou introduire le chef de l’Etat dans le juron du Conseil Supérieur de la Magistrature, ça ne serait pas une mauvaise chose. Parce que c’est lui qui nomme et révoque les magistrats », a-t-il déclaré.Pour lui, la vraie question réside sur les compétences des uns et des autres.
« Le chef des magistrats du parquet reste le procureur général près la Cour de Cassation. Le ministre de la justice a son droit d’injonction positive, qui est amplement accepté et respecté. Après son injonction, le ministre de la justice retourne dans son bureau et moi je continue l’instruction. Le ministre ne peut pas me dire : arrêtez-moi celui-là, non ! », a signifié Firmin Mvonde.
Cependant, le procureur général a signalé que lui et le ministre Constant Mutamba sont en train d’harmoniser un cadre de concertation pour réguler certaines questions.


















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