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Des programmes spéciaux en vue pour faciliter aux élèves et étudiants la compréhension du Genocost

Le gouvernement de la RDC envisage des programmes spéciaux en vue de faciliter aux élèves et étudiants la compréhension du concept Genocost qui retrace les différents crimes commis sur le sol congolais depuis 1993. C’est ce qu’a annoncé jeudi 3 avril le ministre de la communication et médias Patrick Muyaya sans fournir d’autres détails.

C’était lors d’un briefing axé sur les recommandations ressorties de la table ronde sur l’appropriation du Genocost et à la reconnaissance internationale pour la promotion de la culture de la paix, conjointement animé avec Kevin Ngunga, directeur général adjoint du FONAREV, et le professeur Serge Mayaka, membre de la coordination du Comité scientifique préparatoire de la Table ronde et de la Cia-Var.

« Cela signifie qu’il y a un travail minutieux qui doit se faire scientifiquement, et dans le discours du Président de la République mardi, il est revenu sur quelques exemples notamment Makobola, Fizi, Kishishe et autres », a dit Patrick Muyaya.

Pour sa part, Kevin Ngunga du FONAREV est revenu sur le concept Genocost expliquant que celui-ci est un concept juridique avec un critère bien défini qui permet d’établir qu’un massacre est considéré comme un génocide.

« La nuance entre le Genocost et le génocide est déjà établie par la loi du 26 décembre 2022. Le Genocost c’est la dénomination de la journée nationale d’hommages aux victimes et aux personnes qui leur ont porté secours. La réparation intégrale des victimes ne pourra se faire tant que les territoires continuent d’enregistrer des cas d’agression. Dans l’entre-temps le gouvernement applique ce que l’on peut qualifier comme des mesures provisoires urgentes avant le rétablissement de la situation sécuritaire dans les zones sous conflits », a-t-il déclaré.

Le professeur Serge Mayaka a souligné de son côté que la reconnaissance du Genocost au niveau international passe par une appropriation collective de ce concept au niveau national.

« En République démocratique du Congo, c’est vraiment un courage qu’il faut prendre et commencer à construire ce cheminement jusqu’à l’aboutissement de la reconnaissance internationale, mais cela passe par la reconnaissance nationale d’abord. C’est pour cela qu’il faut commencer par une appropriation collective sur le plan national », a-t-il dit.

Après trois jours des travaux, il a été notamment décidé à la clôture de la table ronde sur l’appropriation du Genocost, l’érection d’un monument en l’honneur des millions de victimes des guerres récurrentes dans l’Est de la RDC.

Des programmes spéciaux en vue pour faciliter aux élèves et étudiants la compréhension du Genocost

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