La plateforme Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA) émet des doutes quant à l’exécution et la mise en œuvre de la feuille de route du processus électoral 2025-2029 de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans un contexte politoco-socio-sécuritaire agité au pays et ce, sans un audit général de la centrale électorale par la Cour des comptes et l’Inspection Générale des Finances.
C’est ce qu’a fait savoir Roland Mumbala Munungu, secrétaire général de l’AETA lors d’un point de presse ce mardi 8 avril à Kinshasa. Il a fait remarquer que le contexte actuel n’est pas propice pour l’exécution et la mise en œuvre du processus électoral 2025-2029 notamment par l’absence de l’autorité de l’Etat dans les 26 provinces de la RDC.
« La sécurisation du processus électoral sur l’ensemble du territoire national, le manque des résultats des audits de la gestion globale de la CENI par la Cour des comptes et l’IGF, les contraintes liées à l’exécution et la mise en œuvre de ladite feuille de route du processus électoral 2025-2029 sont des épouvantails ou des faux-fuyants utilisés par la CENI », a énuméré le secrétaire général de l’AETA.
Roland Mumbala Munungu a exprimé ses regrets au sujet des failles constatées lors du précédent cycle électoral, qui pour lui, n’ont pas été évoquées par le président de la centrale électorale lors de la présentation de ladite feuille de route.
« Il s’agit notamment des faiblesses liées à la gestion des ressources financières, humaines et matérielles. La passation des marchés publics de gré à gré et la surfacturation. Tel est le cas de la commande de la CENI pour l’achat des dispositifs Électoraux de Vote (DEV) neufs. Exemple : Machines à voter qui ont coûté 109.869.726 dollars pour compléter au stock de 80.000 DEV acquis en 2018. Le scandale de la détention des DEV par certains candidats ou responsables des partis politiques », a-t-il déploré.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’AETA a appelé le parlement à initier un débat sur le rapport général de la gestion de la CENI, et de la faire auditer par la Cour des comptes et l’IGF. Roland Mumbala a surtout encouragé le gouvernement d’user d’une grande rationalité dans le financement des opérations pré-électorales. Il a en outre invité les organisations de la société à s’approprier cette feuille de route en mettant l’accent sur l’éducation civique électorale.
Quoi que pessimiste quant à la mise en œuvre de cette feuille de route dans un contexte critique au pays, Roland Mumbala a toutefois salué l’anticipation de la centrale électorale disposant d’une boussole importante pour une gestion efficace du processus électoral.


















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