Claudel Lubaya et Seth Kikuni, deux membres du cadre de concertation des forces politiques et sociales ont exprimé ce lundi 28 avril leur doute quant à la mise en œuvre effective de la déclaration conjointe entre le gouvernement de Kinshasa et la rébellion du M23/AFC à Doha, aussi la signature de l’accord de principes entre la RDC et le Rwanda signé à Washington.
« Cependant malgré la portée de ces initiatives diplomatiques, le cadre de concertation des forces politiques et sociales exprime une prudence légitime quant à leur mise en œuvre. L’opacité qui entoure le communiqué de Doha soulève des interrogations au sein de l’opinion publique. Aussi l’absence d’informations claires dans la déclaration de principes. Plusieurs aspects cruciaux de la crise actuelle nourrissent le sentiment que des déclarations économiques et mercantiles ont primé sur tout », ont-ils dit dans un communiqué.
Pour ces deux opposants, une telle initiative compromettrait gravement l’indépendance économique de la République Démocratique du Congo. Ils soulignent l’évidence que toute résolution de la crise prenne en compte la souveraineté nationale, la justice sociale et le développement durable, insistant que la paix ne saurait se faire au détriment de la souveraineté nationale et des intérêts vitaux de la RDC.
« Il est crucial que les Congolaises et Congolais prennent pleinement conscience des implications d’un éventuel accord influencé par les principes de l’administration Trump. Il pourrait conduire à la création de zones échappant au contrôle de l’Etat, potentiellement administrées par des sociétés militaires privées, à limage de ce qui a été fait avec Blackwater. Il pourrait également entraîner l’extension des zones soustraites à l’autorité de Kinshasa, à l’instar de celles actuellement administrées par l’Ouganda dans le cadre de l’opération de mutualisation et ce, sans réaction significative de la part du gouvernement », ont-ils alerté.
Claudel Lubaya et Seth Kikuni dénoncent la précipitation du pouvoir de Kinshasa à signer de nouveaux accords avec Kigali. Ils accusent Félix Tshisekedi de ne pas respecter ses précédents engagements. Ce qui a plongé selon eux, le pays dans la crise actuelle.
Toutefois, les deux opposants exigent que le projet d’accord de paix attendu le 2 mai prochain à Washington entre Kigali et Kinshasa ainsi que les contenus des discussions de Doha, soient rendus publics sans délai.


















Laisser un commentaire