La modératrice nationale du collectif des femmes engagées pour la paix et le développement Wilhelmine Ntakebuka a partagé ce mercredi 30 avril son analyse en rapport avec les différentes initiatives prises par les pays partenaires de la République Démocratique du Congo pour le retour de la paix dans l’Est du Congo, sous occupation rebelle depuis plus de 3 trois mois.
Aussi point focal de la coalition des femmes leaders pour la mise en œuvre du PDDRC-S, Wilhelmine Ntakebuka pense que les enjeux actuels par rapport aux processus de paix, tant au niveau national qu’au niveau régional et international sont obscurs, mettant en danger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
il s’observe selon elle, un flou que la majorité de la population et surtout de la société civile congolaise n’arrive plus à maîtriser clairement.
« Le conseil de sécurité a mis à la disposition des parties prenantes à ce conflit, un instrument juridique international, la résolution 2773, qui jusque-là n’est pas respecté, ou du moins n’est pas appliqué. Qu’est-ce qui se cache derrière toutes ces autres démarches menées par-ci par-là ? », s’interroge la modératrice nationale du collectif des femmes engagées pour la paix et le développement.
Cependant, Wilhelmine Ntakebuka souligne dans son analyse, l’impérieuse nécessité pour le gouvernement de la République d’exiger la mise en œuvre effective de la résolution des Nations Unies qui exige notamment le retrait des rebelles des zones occupées et la cessation des hostilités.
« A mon humble avis, il est nécessaire que notre gouvernement se cramponne sur cette loi du conseil de sécurité des Nations Unies, pour qu’elle soit mise en application, qu’il travaille sur une feuille de route sur le processus, et bien sûr en collaboration avec ses partenaires, au lieu d’aller dans tous les sens, pendant que la souffrance de nos compatriotes ne fait que s’aggraver. Le peuple n’y comprend plus grand-chose », a-t-elle déploré.
Cette actrice engagée pour la cause des femmes congolaises soutient que les crimes commis par la rébellion du M23 ne doivent pas rester impunis. D’où son appel à la société civile congolaise d’exiger au gouvernement un processus d’espoir pour une paix durable et définitive dans l’Est de la RDC en proie aux conflits armés depuis trois décennies.


















Laisser un commentaire