Claudel Lubaya et Seth Kikuni, deux membres du cadre de concertation des forces politiques et sociales, invitent le procureur général près la Cour de Cassation à ouvrir une action judiciaire en toute urgence pour faire la lumière sur les révélations de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi en ce qui concerne la gestion des finances publiques sous le régime Tshisekedi.
Dans leur réaction commune de ce vendredi 9 mai, les deux opposants pensent que ces révélations “gravissimes” apportent un éclairage indéniable sur la gouvernance du régime Tshisekedi et exposent les pratiques obscures dans la gestion des fonds publics.
« Elles s’inscrivent dans la continuité d’une gouvernance caractérisée depuis 2019 par une concentration des ressources publiques entre les mains du clan présidentiel dirigé par Félix Tshisekedi qui a entretenu et consolidé un système de clientélisme au sommet de l’Etat », déplorent-ils.
Pour Seth Kikuni et Claudel Lubaya, ces détournements massifs relevés ont eu pour conséquence, la paupérisation des populations, l’effondrement des services publics de base, au profit de l’enrichissement suspect des ministres et membres du famille présidentielle.
« Pendant que la majorité de la population croupit dans une misère effroyable, il est profondément révoltant d’apprendre de la part du ministre des finances qu’avec l’appui du président de la République une somme de 30 millions de dollars aurait été détournée des fonds publics par ses proches et lui-même. Un tel acte, comme bien d’autres du genre, jette un discrédit total sur Félix Tshisekedi qui par son comportement, s’est rendu indigne de la fonction qu’il occupe », regrettent les deux opposants.
Ils accusent de ce fait, le président de la République de haute trahison en privant intentionnellement le peuple congolais de ses richesses.
En outre, Claudel Lubaya et Seth Kikuni accusent le chef de l’Etat Félix Tshisekedi d’avoir réduit au silence, les institutions censées assurer la transparence comme la Cour des comptes, l’Inspection Générale des Finances (IGF), pour selon eux, neutraliser toute velléité de contrôle indépendant du pouvoir exécutif.


















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