Selon l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), Jules Alingete Key, l’inspecteur général des finances-chef de service (IGF), récemment admis à la retraite, a été victime « de la médiocrité, du tribalisme, de la gabegie, du népotisme, de la corruption, de la surfacturation des coûts de projets, des détournements et de toutes les antivaleurs dans notre pays ».
Dans un communiqué du jeudi 8 mai, l’ODEP a salué le travail accompli avec courage, rigueur et patriotisme par Jules Alingete Key depuis sa nomination en 2020 à la tête de la direction de l’IGF, le prenant pour modèle.
« Néanmoins ce départ symbolise la clôture d’un cycle déterminant dans la construction de l’intégrité publique en République Démocratique du Congo depuis sa nomination en 2020. Jules Alingete a profondément transformé l’IGF en faisant une institution centrale de la redevabilité et du contrôle de l’action publique dans un pays où les mécanismes de transparence étaient historiquement fragiles », reconnaît cette structure.
Elle estime que ce départ “précipité” est dû aux révélations faites par l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi sur la gestion des finances publiques sous le régime Tshisekedi. D’après l’ODEP, le président Tshisekedi n’a eu d’autre choix que d’écarter Jules Alingete car « de nombreux dossiers sensibles gérés de concert avec Nicolas Kazadi constitueraient une bombe à retardement, dont les éclats auraient pû sérieusement ébranler la stabilité du régime », affirme l’ODEP.
Cette structure recommande toutefois au président de la République de préserver les acquis de l’œuvre de Jules Alingete Key et de les capitaliser surtout. Elle encourage par ailleurs le président Tshisekedi d’ordonner l’arrestation immédiate de Nicolas Kazadi après ses aveux de culpabilité.
L’ODEP demande au Fonds Monétaire International (FMI) de mettre en place en accord avec le gouvernement, une commission indépendante chargée d’auditer la gouvernance des finances publiques en RDC de janvier 2019 à ce jour.


















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