De Doha en passant par Washington jusqu’au Togo, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) note que « ces pourparlers ne prennent pas en compte les défis internes, qui sont aussi fondamentaux ». C’est ce qu’a dit Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO lors de la publication ce vendredi 16 mai du message de la 62è assemblée plénière de cette organisation ecclésiastique.
Il a fait part des inquiétudes de la CENCO quant à une solution partielle pouvant découler de ces processus de paix mais au risque d’engendrer de nouveaux groupes armés.
« On peut trouver une solution de gauche à droite, mais s’il n’y a pas de consensus interne, demain il y aura d’autres groupes armés », s’est exprimé Monseigneur Donatien Nshole.
De ce fait, la CENCO a appelé Félix Tshisekedi à faire confiance à l’initiative du pacte social pour la paix et le bien vivre-ensemble dans la région de Grands Lacs qui prend en compte tous les aspects de la crise sécuritaire.
« La CENCO demande à Tshisekedi de faire confiance à vos Pères spirituels en facilitant la mise en œuvre de cette initiative. L’histoire retiendra que c’est sous votre impulsion que les Congolais sont parvenus à un consensus sur une meilleure gouvernance du pays », a-t-il déclaré.
Au sujet du partenariat en gestation mine en échange de sécurité entre la RDC et les USA, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo espère que ces activités minières, conduisent au développement.
« A l’instar de beaucoup de nos compatriotes, nous sommes très circonspects sur les négociations et les partenariats relatifs à l’exploitation de nos ressources naturelles, en particulier des minerais stratégiques. En effet, nous devons nous assurer que les activités minières conduisent au développement intégral de chaque congolais et de tout le pays », a rapporté Donatien Nshole.
Par ailleurs, la CENCO a déploré la persistance des manipulations judiciaires malgré la tenue des États généraux de la justice.
« Malgré les interpellations du Chef de l’Etat relatives au fonctionnement du système judiciaire et la tenue des Etats Généraux de la Justice, celle-ci continue à être manipulée par les plus forts. En plus, les scandales étalés au grand jour dans le traitement des contentieux électoraux sont malheureusement restés impunis jusqu’à présent. A cela nous pouvons ajouter des cas de spoliations des terrains, dont l’Eglise catholique est aussi victime, qui sont devenus davantage une pratique courante », poursuit-elle.


















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