Human Rights Watch a appelé ce jeudi 07 août, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à renforcer ses mesures de protection des civils et traduire en justice, les auteurs de massacre d’une quarantaine de civils à Komanda, agglomération située en territoire d’Irumu, province de l’Ituri.
L’ONG, accuse les terroristes ougandais ADF d’avoir massacré plus de 40 civils dont plusieurs enfants, à l’aide d’armes à feu et de machettes lors d’un rassemblement de nuit dans l’enceinte d’une paroisse les 26 et 27 juillet 2025. Elle recense aussi plusieurs disparitions et enlèvements d’enfants.
« Le massacre de Komanda et les autres tueries de masse perpétrées cette année mettent en évidence l’insécurité dans l’est de la RD Congo et la nécessité pour le gouvernement congolais de renforcer d’urgence ses mesures pour protéger les civils et traduire les responsables en justice », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur les Grands Lacs à Human Rights Watch.
Pour Human Rights Watch, ce massacre accentue les inquiétudes quant à la capacité de l’armée congolaise, stationnée à proximité, et de la force de maintien de la paix de l’ONU à protéger les civils.
L’ONG, encourage de ce fait les autorités congolaises avec l’aide de la MONUSCO à adopter des mesures pour rétablir la confiance avec les civils, notamment en renforçant les réseaux d’alerte précoce et en consultant les communautés et les groupes civiques sur les besoins en matière de protection.
Elle préconise notamment la réaction rapide face aux informations faisant état d’activités et de mouvements de groupes armés, qui sèment terreur et désolation dans l’Est de la République Démocratique du Congo.


















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