En réaction au réquisitoire de la peine de mort “sans circonstances atténuantes” requise contre Joseph Kabila, ancien président de la République, le cadre de concertation des forces politiques et sociales a dénoncé samedi 23 août, “l’instrumentalisation éhontée” de la justice par le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo “dans le but d’instaurer un climat de peur et de réduire en silence toute voix dissidente”.
Pour le cadre de concertation, le réquisitoire du ministère public est un coup dur “ à notre vivre-ensemble ”, à l’unité nationale et l’esprit républicain.
« Le pouvoir a délibérément instrumentalisé l’appareil judiciaire pour régler des comptes à un adversaire politique. Le pouvoir a fait appel à des activistes présentés comme avocats de la République pour la plupart de la même tribu que Monsieur Tshisekedi. Ce qui ne fait que confirmer la thèse de la privatisation du pouvoir judiciaire (…) », estime-t-il, dans un communiqué signé depuis Lubumbashi.
Par ailleurs, le cadre de concertation des forces politiques et sociales dit rappeler à Félix Tshisekedi que « la paix et la cohésion nationale ne peuvent se construire par l’exclusion et la persécution », appelant à une mobilisation pour s’indigner contre « cette nouvelle crise ».
Cette organisation encourage les forces vives du pays à se lever pour faire barrage aux menaces contre la démocratie et les libertés ainsi que la cohésion nationale.


















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