En conflit diplomatique et militaire avec la République Démocratique du Congo, la République du Rwanda enregistre d’énormes pertes dans les rangs de ses militaires, d’après le journal LeMonde qui s’appuie sur les investigations menées par Human Rights Watch.
Citée par le média français, cette organisation internationale s’interroge sur l’accroissement ces derniers mois des nombreuses tombes creusées.
Alors que le conflit est toujours en cours malgré les efforts de médiation, le bilan précis des pertes militaires est un secret soigneusement gardé par les états-majors rwandais. Autant pour ménager le moral des populations que pour dissimuler à l’ennemi sa vulnérabilité.
Nonobstant les éléments de preuve collectés depuis novembre 2021 par des enquêteurs des Nations unies et consignés dans des rapports semestriels, Kigali nie l’engagement de ses troupes dans l’Est de la RDC.
Pourtant, les corps des soldats des forces de défense rwandaises tués au Nord et Sud-Kivu aux côtés des rebelles, auraient été rapatriés en secret vers Kigali.
En s’appuyant sur des images satellitaires prises à quatorze dates différentes entre janvier 2017 et juillet 2025, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) vient d’apporter un élément de réponse. En comparant les clichés successifs, disponibles sur le réseau social X depuis jeudi 4 septembre, du cimetière militaire de Kanombe, à Kigali, on observe « une forte hausse du nombre de tombes depuis l’offensive du groupe armé M23 sur Goma et Bukavu, dans l’est de la RDC.


















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