Le débat autour des prochaines élections en République Démocratique du Congo, constitutionnellement prévues en 2028, est lancé au pays, dans un contexte critique, marqué par la crise sécuritaire au Nord et Sud-Kivu, sous contrôle des rebelles depuis des mois.
Réagissant aux propos de l’opposant Delly Sesanga mettant en garde le régime contre tout éventuel glissement, le député national Steve Mbikayi a vivement critiqué “une opposition sans substance”.
Il soutient au contraire qu’il n’y aura pas élections en 2028, année marquant la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel de Félix Tshisekedi, en raison de l’occupation d’une partie du territoire congolais.
« Il convient néanmoins de saluer ceux qui, de l’intérieur, tentent encore de relever la tête, mais sans grand succès. L’un d’entre eux, à Kinshasa, a réuni quelques centaines de compatriotes le samedi passé. Malheureusement, son discours a manqué de substance. Selon lui, au 27 septembre 2025, il restait 1 180 jours au Chef de l’État pour plier bagages », a-t-il écrit.
Avant de poursuivre : « Or, en toute logique, il n’y aura pas d’élections en 2028. Dans le meilleur des cas, elles pourraient être envisagées en 2030, voire plus tard. Pourquoi ? Parce qu’un pays en guerre et partiellement occupé par une armée étrangère ne peut raisonnablement organiser des élections sans consacrer la balkanisation ».
Steve Mbikayi, ancien ministre de l’ESU sous Joseph Kabila, s’interroge sur l’opportunité d’organiser les élections où moment le président de la République est empêché d’exercer son pouvoir sur une partie du territoire.
« Un autre débat, plus profond, mérite d’être ouvert. Un mandat présidentiel est confié par l’ensemble du peuple sur l’ensemble du territoire national. Que dire alors d’un président empêché d’exercer son autorité sur une partie du pays, parce qu’occupée militairement par une armée étrangère ? Peut-on affirmer que son mandat court normalement, alors qu’il est privé de l’exercice de ses prérogatives sur une partie de ses électeurs ? Ou le comptage reprend-il quand l’intégrité territoriale est recouverte ? », a-t-il renchéri.


















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