Human Rights Watch a dénoncé mercredi 1er octobre, une dérive autoritaire après la condamnation à mort de Joseph Kabila, ancien président de la RDC par la Haute Cour militaire.
Pour cette organisation, le procès de Joseph Kabila n’est pas un triomphe de la justice : c’est plutôt un signal d’alarme qui annonce une dérive autoritaire de plus en plus marquée.
« Le jugement prononcé le 30 septembre par un tribunal militaire congolais à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila, incluant sa condamnation à mort, met en évidence le fragile équilibre entre l’obligation de rendre des comptes et la stabilité politique en République démocratique du Congo », a déploré HRW.
L’organisation fustige en outre une sorte de vengeance contre celui qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019 : « ce procès, pour des chefs d’accusation allant de la trahison aux crimes de guerre, avait toutes les caractéristiques d’une vendetta politique, menaçant à la fois l’État de droit et l’avenir démocratique du pays »
De plus, Human Rights Watch déplore le caractère unilatéral autour de ce procès, violant le droit équitable plutôt prévu par le droit international relatif aux droits humains.
D’après cette organisation, le moment choisi pour ce procès est également suspect, estimant que « Joseph Kabila reste une figure majeure de la politique congolaise, et le président Félix Tshisekedi pourrait le considérer comme une menace politique alors que le gouvernement lutte contre le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, dans l’Est de la RD Congo ».
Pour rappel, le 30 septembre dernier, la Haute Cour militaire a condamné Joseph Kabila à mort notamment pour crimes de guerre, trahison, apologie, viol et tant d’autres griefs mis à sa charge.
La justice militaire avait également ordonné son arrestation immédiate, suivi de la paie de plus de 30 milliards de dollars américains à titre de réparation des dommages causés à la Nation.


















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