L’acteur politique Steve Mbikayi a partagé ce jeudi 13 novembre sur ses réseaux sociaux, une réflexion à travers laquelle il propose que la limitation des mandats présidentiels notamment soit supprimée ou carrément passer de quinquennat au septennat.
Il a évoqué les cas de plusieurs autres pays africains notamment le Cameroun, l’Ouganda, le Burundi, le Congo Brazzaville, la Centrafrique ou encore le Togo qui pour lui, ont levé le verrou après avoir copié aveuglément les constitutions étrangères. Pour Steve Mbikayi, l’important n’est pas la durée du mandat, mais la qualité du pouvoir exercé, la responsabilité devant le peuple et la conscience des dirigeants.
« En ce sens, je propose que la limitation des mandats en RDC soit supprimée et que l’on passe du quinquennat au septennat. Pourquoi ? Pour redonner au peuple le vrai choix : sanctionner ou reconduire un dirigeant, sans que le législateur ne l’interdise d’emblée, Pour que le législateur cesse d’être un arbitre de l’alternance et devienne plutôt un garant de la transparence électorale, le dernier mot revenant au peuple souverain », a-t-il argumenté.
Ce cadre de l’Union Sacrée de la Nation affirme ne pas « plaider pour un individu ou un groupe d’individus, mais pour la stabilité institutionnelle ». Selon lui, le véritable combat n’est pas celui des mandats, mais celui de la transparence des élections et du respect de la volonté populaire.
Par ailleurs, l’ancien ministre de l’ESU sous Joseph Kabila a suggéré dans les réformes à venir, la suppression du concept “Opposition”, qui pour lui, renvoie à la confrontation plutôt qu’à la recherche commune des solutions.
« De même, dans le cadre des réformes constitutionnelles à venir, je plaide pour la suppression du concept d’opposition, qui renvoie à la confrontation, au profit du concept de minorité politique. Les deux forces, majoritaires et minoritaires, devraient participer à l’exercice du pouvoir au prorata de leurs poids politiques », a indiqué Steve Mbikayi.
Il se dit convaincu que la suppression du concept opposition au profit de la minorité politique éviterait au pays des rébellions et des tensions politiques récurrentes qui freinent le développement.
« Sous l’arbre à palabres africain, il n’y avait pas la majorité d’un côté et l’opposition de l’autre. Autour du Chef, les notables se retrouvaient pour trouver des solutions consensuelles en faveur de la société », a-t-il ajouté.


















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