Alors que la Haute Cour militaire devrait rendre prochainement son verdict, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), appelle à un verdict juste et équitable, dans le procès de l’assassinat de deux experts des Nations Unies, la Suédoise Zaida Catalan et de l’américain Michael Sharp, assassinés en 2017 au Kasaï alors qu’ils enquêtaient sur des fosses communes liées au conflit impliquant la milice Kamwena Nsapu.
La CNDH exhorte la justice militaire à ne pas refermer ce dossier et à élargir les poursuites jusqu’aux auteurs intellectuels présumés, jusque-là non jugés, selon un article publié ce jeudi 8 janvier par RFI.
Cité dans cet article du média français, Paul Nsapu, président de la CNDH, estime que « des indices montrent qu’il y a possibilité de remonter jusqu’aux commanditaires ».
Selon lui, des témoins potentiels n’ont toujours pas été interrogés. « Nous récoltons beaucoup d’appels à témoignage que nous devons organiser avec le concours du gouvernement et des structures qui s’occupent de cette question », a-t-il déclaré.
En 2022 rappelle la RFI, la justice militaire avait prononcé cinquante et une condamnations à mort ainsi qu’une peine de dix ans de prison. L’auditeur militaire avait alors fait appel.


















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