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65è anniversaire de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba : le symbole de la résistance qui vit toujours dans la mémoire collective

17 janvier 1961 – 17 janvier 2026, il y a exactement 65 ans que l’ancien premier ministre de la RDC Patrice Emery Lumumba vit dans l’au-delà. En ce jour, le pays célèbre son héro national, l’un des artisans de l’indépendance obtenue en 1960 après plusieurs années sous la colonisation des Belges.

‎Dans cet article nous revenons sur les derniers instants de vie du tout premier, premier ministre noir dans l’histoire du Congo.

‎CE JOUR-LA… 17 janvier 1961, assassinat de Patrice-Emery Lumumba, à Elisabethville (Lubumbashi). Lumumba avait été sommairement exécuté, son corps découpé en morceaux et dissout dans de l’acide. Le même sort sera réservé à ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito.

‎Tout part du 2 décembre 1960, lorsque Lumumba est capturé pendant qu’il tente de rejoindre Stanleyville, par les éléments du général Joseph-Désiré Mobutu, chef d’état-major de l’armée congolaise. A son acheminement à Leopoldville, il n’est déjà plus traité comme un homme.

‎L’image du soldat qui le saisit par les cheveux et lui relève la tête pour le montrer aux caméras restera dans toutes les mémoires. A Léopoldville, on envisage d’abord le transfert de Lumumba et de plusieurs de ses partisans au Fort de Shinkakasa, à Boma (Bas-Congo).

‎Mais aux petites heures du matin de ce 17 janvier, changement de plan : Patrice Lumumba et deux de ses partisans (Maurice Mpolo et Joseph Okito) sont conduits par avion à Élisabethville (Lubumbashi). Ses bourreaux sont d’une cruauté indicible.

‎Dans le DC-4 qui l’emmène à Élisabethville, ses gardes congolais sont imbibés de whisky. Ils le frappent si fort, à coups de pied, à coups de crosse, que le commandant de bord belge leur fait remarquer que des mouvements aussi brusques menacent la sécurité de l’avion.

‎À l’atterrissage, avec ses 2 compagnons de supplice, ils sont livrés aux autorités locales. Ils seront ligotés et humiliés par des responsables katangais, dont Tshombe, Munongo, Kimba, Kibwe et Kitenge, puis exécutés sommairement, le corps de Lumumba découpé en morceaux.

‎A ce jour, même si les circonstances réelles de sa mort n’ont jamais totalement été élucidées, on sait en tout cas qu’une participation de l’État belge à plusieurs niveaux a eu lieu pour ce faire. C’est d’ailleurs à cet égard que l’État belge a présenté des excuses en 2003.


‎Texte de Benjamin Babunga Watuna

65è anniversaire de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba : le symbole de la résistance qui vit toujours dans la mémoire collective

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